Lors de l’examen du budget du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, le député Thierno Alassane Sall a interpellé le gouvernement sur la gestion de certains recrutements et de biens publics. N’ayant pas pu intervenir immédiatement après la prise de parole du ministre Cheikh Tidiane Dièye, il a sollicité le ministre Moustapha Ndieck Sarre afin que son message soit relayé.
Dans une déclaration ferme, le député a affirmé qu’il n’accepterait ni la remise en cause de son honneur de parlementaire ni que des irrégularités signalées soient passées sous silence. Il a réitéré sa détermination à faire éclater la vérité, malgré ce qu’il considère comme des tentatives d’omission ou de dissimulation.
Thierno Alassane Sall a rappelé que, dès le 9 septembre 2025, le Syndicat autonome des travailleurs des eaux avait alerté le Conseil d’administration sur des dysfonctionnements dans la gestion. Il a également évoqué son intervention du 12 novembre en commission parlementaire, au cours de laquelle il avait interrogé le ministre sur l’existence d’un véhicule offert au directeur général de l’Onas et sur le recrutement de 68 prestataires en CDI, en demandant si ces procédures avaient respecté les règles en vigueur.
Selon le député, ces interrogations sont revenues un mois plus tard, le 12 décembre, sous forme d’allégations visant des parlementaires, alors que le ministre disposait, à ses yeux, du temps nécessaire pour vérifier les faits. Il a par ailleurs dénoncé ce qu’il qualifie de contradiction dans l’attitude du ministre, rappelant qu’il avait auparavant réclamé des sanctions sévères contre des directeurs généraux pour mauvaise gestion, tout en restant silencieux lorsque des proches collaborateurs étaient concernés.
En réponse, le ministre Cheikh Tidiane Dièye a appelé à la retenue, soulignant que les faits évoqués relèvent d’allégations et de présomptions. Il a insisté sur le principe selon lequel une culpabilité ne peut être établie qu’après la production de preuves, rappelant que le rôle du gouvernement est de faire respecter les orientations des autorités exécutives tout en laissant aux organes de contrôle compétents le soin de statuer.

