Un drame conjugal s’est produit samedi soir à Keur Mbaye Fall, où P. M. Diop, connu sous le surnom de « Diop portable » en raison de son activité de vente de téléphones, a mortellement atteint son épouse, Binetou Guèye, par arme à feu.
Face aux enquêteurs, l’homme a soutenu la thèse d’un acte involontaire. Il affirme que le coup serait parti alors qu’il plaisantait avec sa femme. Dans son édition de ce lundi, L’Observateur est revenu en détail sur le déroulement des faits survenus peu après 22 heures.
Selon le journal, en fin d’après-midi, P. M. Diop reçoit un ami à son domicile. Les deux hommes passent plusieurs heures sur la terrasse, où il élève des moutons, échangeant autour du thé préparé et envoyé depuis la chambre du couple par Binetou Guèye. L’arme détenue par Diop aurait été acquise, d’après la même source, pour sécuriser l’enclos contre d’éventuels vols.
Après le départ du visiteur, le mari rejoint son épouse pour le dîner. L’ambiance est décrite comme détendue, ponctuée de taquineries entre les conjoints. C’est à ce moment-là que la situation bascule. P. M. Diop se lève, sort son arme et tient des propos présentés comme une plaisanterie. Sa femme lui aurait alors demandé d’arrêter, rappelant qu’on ne joue pas avec une arme.
D’après les premiers éléments de l’enquête rapportés par L’Observateur, un geste incontrôlé aurait entraîné l’appui sur la détente, provoquant le tir mortel. La détonation, d’abord confondue avec un accident domestique, a rapidement attiré l’attention des autres occupants de la maison.
Alertés, les membres de la famille découvrent la scène et donnent l’alerte. P. M. Diop aurait ensuite tenté de retourner l’arme contre lui, avant d’être maîtrisé par ses proches, puis remis aux forces de l’ordre. Il a été placé en garde à vue.
Selon des sources de Seneweb, il est provisoirement poursuivi pour homicide involontaire, détention illégale d’arme à feu et absence de documents administratifs liés à l’arme. De son côté, la famille de la victime conteste fermement la version de l’accident avancée par le mis en cause.
