Les Jeux Olympiques de la Jeunesse arrivent à Dakar dans quelques mois. Première historique pour le continent africain. La Police nationale a décidé de lever le voile sur son dispositif. Message du commissaire El Hadji Baïdy Sène : on est prêts.
Présentant le bilan annuel et les chantiers à venir, le haut gradé a martelé que les forces de l’ordre bossent déjà sur l’événement depuis des mois. Tournées de sensibilisation dans les régions, échanges avec la population sur les enjeux sécuritaires… La machine tourne à plein régime.
« L’enjeu principal reste la sécurisation des JOJ »
Pour Baïdy Sène, c’est le nerf de la guerre. « Cet événement représente un défi sécuritaire majeur, dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques et une vigilance accrue autour des grandes compétitions sportives », pose-t-il.
Bonne nouvelle : « Les plans d’opération ont déjà été validés. Il reste maintenant à s’exercer ». Traduction : les stratégies sont bouclées, place aux répétitions grandeur nature.
Quatre piliers pour verrouiller Dakar
La police a identifié quatre chantiers prioritaires pour transformer Dakar en forteresse sécurisée.
Premier pilier : la mobilité. Les forces de l’ordre planchent sur l’organisation des flux avant, pendant et après la compétition. Au programme : sécurisation des trajets officiels, création de zones piétonnes, réservation de voies pour les délégations.
Deuxième pilier : le contrôle migratoire. Des milliers de visiteurs étrangers sont attendus — athlètes, officiels, spectateurs. La police prépare un dispositif musclé pour encadrer les arrivées sur le sol sénégalais.
Troisième pilier : le renseignement. Face à des menaces jugées mouvantes, les services intensifient la collecte d’informations pour anticiper tout risque susceptible de gâcher la fête.
Quatrième pilier : le maintien de l’ordre. Capacité de réaction rapide, répression immédiate de toute infraction. L’objectif : zéro débordement.
Une institution en pleine refonte
Au-delà des JOJ, la police poursuit sa mue. Le schéma directeur 2025-2029 trace la route : amélioration du cadre juridique, renforcement des ressources humaines, développement des capacités opérationnelles, modernisation des infrastructures, meilleures conditions de travail.
« Ces réformes doivent permettre de construire une police plus performante, mieux équipée et plus proche des usagers, capable de répondre efficacement aux nouveaux défis sécuritaires », conclut le commissaire Sène.











