Hier, durant le Conseil des ministres, Ousmane Sonko a présenté sa stratégie globale combinant refonte législative, développement de branches économiques clés, relance de grands chantiers et initiatives de proximité pour parvenir à un « Sénégal où chacun dispose d’une activité stable ».
Le constat : ça bloque
Pour le chef du gouvernement, garantir une activité professionnelle correcte et pérenne à l’ensemble des Sénégalais constitue un enjeu majeur pour la santé économique et sociale du pays. Il observe que ce domaine traverse des crises répétées, principalement dues aux difficultés d’insertion des chercheurs d’activité.
Il souligne aussi le manque de qualification, résultat d’une offre trop faible liée à la timidité du tissu entrepreneurial et à l’exploitation insuffisante de branches riches en opportunités, selon le compte-rendu de la session hebdomadaire au Palais.
Sonko relève également le fossé entre les apprentissages académiques et les attentes des recruteurs, les problèmes d’aptitude professionnelle, l’échec des dispositifs d’aide financière et d’accompagnement, ainsi que les blocages issus du Code du travail.
Les actions lancées
Face à ces obstacles, il a exposé les initiatives engagées par l’exécutif, notamment l’élaboration participative d’une vision nationale, qui intégrera la simplification des organes de pilotage, tout en renforçant la Convention nationale État-Employeurs et les mécanismes d’apprentissage en milieu professionnel.
L’administration s’engage aussi à appliquer le Pacte de stabilité sociale, parallèlement à la validation du texte établissant les règles pour les fonctionnaires territoriaux et celui déterminant les montants d’indemnité pour les contractuels des collectivités. S’y ajoute l’extension de l’allocation logement.
Quatre leviers pour la relance
Le patron de l’exécutif mise sur la croissance des filières prioritaires, le redémarrage des grands travaux, l’installation des agropoles et le renforcement du maillage industriel.
Dans cette optique, l’administration œuvrera notamment à boucler la loi-cadre, moderniser le Code du travail et celui de la protection sociale, auditer et consolider la Convention nationale État-employeurs, et simplifier l’architecture des organismes dédiés à la promotion professionnelle.
Des structures quadrillant le territoire
Sonko a également annoncé le resserrement des ponts entre formation et débouchés, la fusion des organes et moyens, la création d’une vaste coalition, la stimulation de l’activité dans les bassins territoriaux, le déploiement de chantiers gourmands en main-d’œuvre.
Il a aussi révélé la consolidation des pôles et l’implantation de centres d’initiatives (CIEL) dans l’ensemble des départements, accompagnés d’antennes dédiées au travail et à la création d’entreprise dans toutes les municipalités.


















