Ils allaient me tuer » : un artiste sauvé de justesse par les gendarmes de Grand-Yoff

Les gendarmes de la Brigade de recherches de Grand-Yoff ont vécu une scène cauchemardesque ce mardi en forçant les portes d’un repaire de trafiquants. Leur intervention s’est révélée décisive : B. Kâne, un artiste trentenaire, se trouvait à quelques pas de la mort lorsque les forces de l’ordre ont fait irruption dans les lieux. « J’allais être liquidé », a-t-il lui-même confié, selon les informations rapportées par L’Observateur.

Un enlèvement suivi d’un calvaire sans nom

L’homme de 30 ans avait été arraché à son domicile avant d’être conduit dans un bâtiment délabré, transformé en quartier général par le groupe criminel. Ce qui l’y attendait relève de l’insoutenable : entièrement ligoté à l’aide d’une corde de dix mètres, il a été sauvagement torturé à coups de bâtons et d’armes blanches, soumis à un interrogatoire sous la menace permanente d’une exécution.

Un règlement de comptes au cœur du trafic de drogue

Derrière cette violence extrême se cache une affaire de trahison interne. Le présumé chef du réseau, connu sous le sobriquet de « Niass », accusait B. Kâne d’avoir subtilisé une importante quantité de chanvre indien stockée dans leur repaire. Mis en cause devant les enquêteurs, les suspects ont d’abord tenté de noyer le poisson en évoquant un simple litige financier de 300 000 FCFA. Confrontés aux preuves accablantes, ils ont finalement dû reconnaître les faits.

Huit arrestations et un arsenal saisi

L’opération de démantèlement a porté ses fruits au-delà de la libération de la victime. Les gendarmes ont mis la main sur plus de trois kilogrammes de cannabis, un arsenal d’armes blanches ainsi que les instruments ayant servi à la torture. Les enquêteurs soupçonnent par ailleurs l’existence de complicités au sein même du quartier.

Au total, huit personnes âgées de 17 à 59 ans ont été placées en garde à vue. Parmi elles, des profils aussi ordinaires que des mécaniciens, maçons, menuisiers ou encore un infographe. Ils répondent désormais de charges lourdes : association de malfaiteurs, trafic de stupéfiants, séquestration, tentative de meurtre et détention d’armes blanches.

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