Convoqué ce mercredi au Commissariat central dans le cadre d’une plainte déposée par l’entreprise Ecotra, le Directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), Fadilou Keita, a tenu à prendre la parole pour clarifier sa position. Loin de se laisser déstabiliser, le responsable de Pastef contre-attaque.
Une guerre judiciaire qui couve depuis janvier
Fadilou Keita rappelle qu’il n’est pas venu les mains vides dans cette affaire. « Le 14 janvier 2026, j’avais déposé une plainte devant le procureur pour escroquerie, faux et usage de faux, et constitution illégale d’une hypothèque sur un bien appartenant à la CDC, contre Ecotra et Cstp », a-t-il déclaré. Une seconde plainte avait également été déposée contre un certain Loum Diagne pour empiètement et destruction de clôture sur une propriété privée de la CDC.
Convoqué par celui qu’il a lui-même attaqué en justice
Le paradoxe de la situation n’échappe à personne. Celui qui attendait d’être entendu dans le cadre de ses propres plaintes se retrouve désormais convoqué suite à une plainte en retour d’Ecotra. « J’ai reçu une convocation du Commissariat central le lundi 30 mars 2026, suite à une plainte d’Ecotra pour diffusion de fausses nouvelles », a-t-il précisé.
L’audition repoussée, Fadilou Keita explique pourquoi
Initialement prévue à 10h, l’audition a été renvoyée à 15h. Le DG de la CDC en explique les raisons : « Non-communication de l’objet de la convocation ; refus de signer un procès-verbal stipulant que l’objet m’avait été notifié et que j’avais décidé de ne pas me faire assister par un avocat — ce qui est faux. » Des conditions qu’il a refusé d’accepter avant de reprendre rendez-vous pour l’après-midi, avec la ferme intention d’apporter les preuves de ses accusations.


















