Le marché du carburant en France traverse une nouvelle zone de turbulences. La décision de TotalEnergies de prolonger son dispositif de plafonnement des prix a provoqué une ruée vers les pompes, entraînant des tensions d’approvisionnement dans une partie significative du réseau national.
Un nouveau plafond qui fait courir les automobilistes
Selon l’agence Anadolu, TotalEnergies a décidé de prolonger jusqu’à fin avril le plafonnement des prix dans ses quelque 3 300 stations françaises. Si l’essence reste bloquée à 1,99 euro le litre, le gazole — carburant le plus utilisé par les Français — voit son plafond relevé à 2,25 euros, contre 2,09 euros depuis la mi-mars. Un seuil qui reste néanmoins inférieur à la moyenne nationale, actuellement aux alentours de 2,29 euros. L’essence, quant à elle, oscille entre 2,01 et 2,08 euros selon les stations.
18% des stations en rupture après le week-end de Pâques
Cette annonce a immédiatement généré une forte affluence, notamment au sortir du week-end de Pâques. Résultat : environ 18% des stations à l’échelle nationale font face à des ruptures sur au moins un type de carburant, une majorité appartenant au réseau TotalEnergies. Pour faire face à cette situation, la compagnie a suspendu temporairement la commercialisation de son diesel premium, l’« Excellium », afin de concentrer les volumes disponibles sur les carburants standards.
Une exception pour certains abonnés
Une catégorie de clients échappe à ces hausses. Les abonnés à une offre couplée électricité et gaz de TotalEnergies conservent un tarif plafonné à 1,99 euro le litre sur l’ensemble des carburants, dans le cadre d’un dispositif garanti jusqu’en 2026.
L’État écarte un blocage généralisé des prix
Face à cette situation, le gouvernement français ne compte pas intervenir par un blocage généralisé des prix à la pompe. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a précisé que l’exécutif privilégie des mécanismes d’aide ciblés destinés aux professionnels les plus exposés. Cette crise s’inscrit dans un contexte plus large de tensions sur les marchés pétroliers internationaux, alimentées par les perturbations de l’approvisionnement et la hausse des coûts de raffinage.
















