L’étau se desserre progressivement autour de Demba Ngom, jeune frère du maire des Agnam Farba Ngom. La Chambre d’accusation financière vient d’ordonner la mainlevée de son bracelet électronique, une nouvelle avancée judiciaire significative pour sa défense, selon Les Échos.
Une victoire judiciaire obtenue en appel
Cette décision n’allait pas de soi. Le juge d’instruction Idrissa Diarra s’était initialement opposé à cette demande de mainlevée. Mais les avocats de Demba Ngom, conduits par Me Alassane Cissé, ont contesté cette ordonnance devant la juridiction de recours, invoquant des « contestations sérieuses » sur les charges retenues contre leur client. Ils ont finalement obtenu gain de cause, infirmant ainsi la décision du magistrat instructeur.
Un parcours judiciaire semé d’embûches
Demba Ngom avait été interpellé par la Division des investigations criminelles (DIC) sur délégation judiciaire. Une perquisition à son domicile avait permis la saisie d’un coffre-fort contenant 100 millions de francs CFA. Si le mis en cause a toujours soutenu que ces fonds provenaient de ses activités commerciales limitées à la sous-région, les enquêteurs soupçonnaient qu’ils étaient détenus pour le compte de son frère Farba Ngom. Poursuivi pour complicité d’escroquerie et blanchiment de capitaux, il avait été placé sous mandat de dépôt fin avril, aux côtés de son co-inculpé, le tailleur Abdou Aziz Kane.
De la prison au bracelet, du bracelet à la liberté
En décembre dernier, après plusieurs mois de détention, les deux hommes avaient obtenu une mise en liberté provisoire assortie d’un bracelet électronique. Abdou Aziz Kane avait déjà bénéficié de la mainlevée de ce dispositif en mars dernier. C’est désormais au tour de Demba Ngom d’en être libéré, lui permettant d’entrevoir, selon Les Échos, « le bout du tunnel ».
Le non-lieu comme objectif final
Pour la défense, cette mainlevée n’est qu’une étape. La « dernière bataille » sera celle du non-lieu, visant l’abandon définitif des poursuites contre Demba Ngom. Une perspective qui semble de moins en moins improbable au vu de l’évolution favorable de la procédure.
Rappelons que cette affaire s’inscrit dans le dossier judiciaire visant Farba Ngom, placé sous mandat de dépôt depuis février pour association de malfaiteurs, escroquerie sur les deniers publics et blanchiment de capitaux, dans un dossier portant sur un montant colossal de 31 milliards de francs CFA, retracé par la Centif.

















