Jaxaay : un Ghanéen échappe au lynchage, ce qu’il faisait aux enfants

La rédaction

Mercredi 11 mars, quartier Unité 15 à Jaxaay. Une foule en colère encercle la chambre d’Ivans Abotxy, ressortissant ghanéen de 35 ans. L’accusation : avoir abusé sexuellement de leurs enfants. Le lynchage est imminent.

M. Mbaye, délégue de quartier, alerte en urgence le commissariat. Le commissaire Cheikh Ndiaye dépêche immédiatement la Brigade de recherches. Mission : éviter le pire et interpeller le suspect. Ivans Abotxy est extrait de la foule et placé en garde à vue. Les chefs d’accusation tombent comme un couperet : détournement de mineurs, actes contre nature, pédophilie, viol. L’information provient de Seneweb.

L’assaut de la chambre

Retour en arrière. Vers 17 heures, un groupe d’hommes et de femmes débarque dans la chambre du pêcheur ghanéen. Ils l’accusent d’entretenir des relations sexuelles avec leurs enfants. M. Mbaye, prévenu, se rend sur place. Scène glaçante : plusieurs enfants sortent de la pièce.

Le stratagème de la console de jeu

A. Diallo, père de la victime M. Diallo (7 ans), dormait paisiblement quand le jeune M. Sy frappe à sa porte. Le garçon raconte à sa mère que le Ghanéen lui a demandé de baisser sa culotte. Face au refus du gamin, il l’a chassé. L’enfant balance aussi qu’il y avait d’autres garçons à l’intérieur.

A. Diallo fonce vers la chambre du suspect avec M. Sy. Frappe à la porte. Un enfant leur ouvre. Choc : son fils est assis sur les genoux d’Ivans Abotxy. Confronté, le trentenaire lâche qu’il montrait juste au petit comment manipuler la PlayStation. Plusieurs autres gamins étaient présents, mais beaucoup ont détalé dans la panique.

Cinq victimes, peut-être plus

Les enquêteurs ont identifié cinq garçons : C. Ly (10 ans), M. Diallo (7 ans), I. Diallo (9 ans), A. Touré (10 ans) et T. A. Diallo (8 ans). Tous affirment avoir été violés par le Ghanéen.

Le mode opératoire se répète : il les appâtait avec la promesse de jouer à la PlayStation, les violait, puis leur filait de l’argent ou des bonbons pour acheter leur silence. Le jeune M. Diallo assure même que l’homme l’a pénétré le jour même de l’interpellation.

L’enquête s’étend

Des réquisitions ont été délivrées pour procéder aux examens médicaux. Les policiers soupçonnent l’existence d’autres victimes. Les investigations continuent pour les identifier. Le procureur Saliou Dicko du tribunal de Pikine-Guédiawaye a été mis au parfum.

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