Les gendarmes de la Brigade de recherches ont arrêté un individu identifié par les initiales E.H.S. Der, également appelé « Sandra ». Cette interpellation intervient dans le cadre d’une enquête portant sur des faits présumés d’actes contre-nature. L’affaire est liée à l’exploitation des téléphones portables de deux personnes déjà poursuivies pour actes contre-nature et pour transmission volontaire du VIH.
Selon les informations recueillies au cours de l’enquête, l’analyse des appareils appartenant à S.G. Preira et à O. Sall a permis de découvrir plusieurs échanges ainsi que des images et vidéos de nature homosexuelle. Ces éléments auraient révélé l’existence de différents contacts impliqués dans la diffusion ou l’échange de ces contenus. Parmi les correspondants identifiés figure E.H.S. Der, décrit comme le fils d’une famille religieuse, qui a ensuite été interpellé à son domicile.
D’après des informations rapportées par L’Obs, la fouille de son téléphone a permis aux enquêteurs de retrouver plusieurs fichiers visuels du même type. Certaines séquences auraient été enregistrées par l’intéressé lui-même.
Entendu par les gendarmes, le suspect admet avoir filmé des vidéos dans lesquelles il apparaît nu. Il explique que ces enregistrements étaient destinés à un usage personnel, tout en affirmant ne pas avoir participé à des actes contre-nature.
Lors de son audition, il déclare avoir fait la connaissance de O. Sall, connu sous le pseudonyme « Zoman », sur TikTok avant de poursuivre leurs discussions sur WhatsApp. Il affirme que ces échanges visaient, selon lui, à entrer en contact avec des personnes homosexuelles afin de leur soutirer de l’argent. Les enquêteurs confrontent cette version aux messages retrouvés dans son téléphone.
Le mis en cause évoque également un individu nommé « Maxime », présenté comme un ressortissant étranger. Ce dernier lui aurait proposé de financer une opération de transition de genre. Le suspect reconnaît avoir reçu de ce correspondant une somme de 40 000 FCFA alors qu’il se trouvait au Maroc, tout en affirmant n’avoir jamais rencontré physiquement les personnes concernées.
Les enquêteurs, avec l’appui du Centre national de lutte contre la cybercriminalité, estiment toutefois disposer d’éléments matériels jugés suffisants pour la suite de la procédure. Les captures d’écran et les fichiers récupérés ont été placés sous scellés.
Un test de dépistage du VIH réalisé sur le suspect s’est révélé négatif. Placé en garde à vue avec les autres personnes impliquées, il doit être présenté au procureur de la République devant le tribunal compétent de Dakar.












