Brigade de Keur Massar : rencontre avec le patron discret d’une enquête hors norme

Il est le patron de l’enquête la plus suivie du Sénégal depuis deux mois. Mais El Hadji Abdoul Aziz Gning, commandant de la brigade de recherches de Keur Massar, cultive le secret avec une discrétion à toute épreuve. Source A a tenté de lever le voile sur cet homme qui fait trembler les célébrités.

L’homme derrière les arrestations qui font la une

Sous son commandement, plus d’une cinquantaine de suspects ont été interpellés dans le cadre d’une enquête tentaculaire sur un réseau d’adeptes d’actes contre-nature, entre autres infractions. Parmi les noms qui ont défrayé la chronique : l’animateur Pape Cheikh Diallo, le chanteur Djiby Dramé, le chroniqueur Kader Dia, le journaliste Ousmane Kadior Cissé ou encore le chanteur religieux Ass Dione. Des arrestations retentissantes qui ont propulsé le commandant Gning au cœur de l’actualité nationale.

Une minute, pas une de plus

Le reporter de Source A a tenté sa chance samedi dernier, en attendant le commandant devant son bureau. La rencontre a été aussi brève qu’édifiante. « Venez à mon bureau, mais vous avez une minute », lance Gning en passant devant le journaliste. La demande de portrait est formulée : « Mon commandant, les Sénégalais veulent mettre un visage sur votre nom. » Réponse du patron, avec un sourire : « Mon portrait ? C’est ce que tout le monde cherche. »

Confondu sur les réseaux, il rectifie

Le journaliste tente alors une autre approche, évoquant la confusion entretenue sur les réseaux sociaux entre le commandant Gning et un certain Calaw Tine. Impassible, l’officier répond : « Oui, j’ai remarqué. C’est ce qui me plaît dans cette histoire. Mais je suis El Hadji Abdoul Aziz Gning. Écrivez simplement ça en grands caractères. Je suis le commandant de la brigade de recherches de Keur Massar, à ne pas confondre avec le commandant Tine. »

Fin de l’entretien, retour aux affaires

L’échange s’arrête là. Un mis en cause dans une affaire de paris sportifs vient d’être présenté au commandant. « Pas un mot de plus », soupire le journaliste de Source A, reparti avec peu mais l’essentiel : un nom, un visage, et une discrétion qui en dit long sur l’homme.

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