La première apparition en Bundesliga du jeune sénégalais Bara Sapoko Ndiaye, lors de la victoire du Bayern Munich face au FC St. Pauli (5-0), aurait dû n’être qu’une fierté nationale. Elle a au contraire ouvert une guerre des droits sportifs entre deux clubs qui se disputent la paternité de sa formation.
Deux clubs, un joueur, une fortune en jeu
Selon L’Observateur, l’ASC Mbaxaan de Thiès et Sénégal Élite Stars de Ziguinchor se livrent une bataille acharnée pour être reconnus comme club formateur du prodige de 18 ans. Un enjeu loin d’être symbolique : les mécanismes de formation et de solidarité de la FIFA prévoient une redistribution de 5% des indemnités de transfert aux clubs formateurs via la FIFA Clearing House. Pour un joueur évoluant au Bayern Munich, la somme en jeu pourrait être colossale.
Mbaxaan crie à la spoliation
Le président de l’ASC Mbaxaan, l’ancien ministre Yankhoba Diattara, sort les griffes. Il accuse Seydou Sané d’avoir « confectionné une licence pour Bara Ndiaye à son insu » en janvier 2025, alors que le joueur appartenait initialement au club thiessois avant d’être confié à l’académie gambienne Gambinos Stars Africa. Pour lui, le responsable du Casa Sports « veut juste faire du forcing en tentant de récupérer le jeune » pour priver Mbaxaan de ses futures retombées financières. Il précise que Bara Ndiaye n’aurait jamais mis les pieds à Ziguinchor.
Sénégal Élite Stars s’appuie sur les règlements FIFA
Face à ces accusations, Seydou Sané oppose une défense réglementaire. « J’ai pris un joueur libre, car il est resté deux ans sans jouer », affirme-t-il, s’appuyant sur les textes FIFA qui assimilent un joueur amateur inactif à un joueur sans club. Il précise détenir les autorisations parentales nécessaires et affirme que la Fédération sénégalaise de football aurait déjà tranché en sa faveur.
La justice en ligne de mire
Si Yankhoba Diattara dit ne pas vouloir perturber la progression du joueur à ce stade, il n’exclut pas d’engager des poursuites judiciaires à partir du mois de juin. Une échéance qui pourrait transformer cette guerre d’argent en véritable bataille juridique.











