Orientation universitaire 2026 : Plus de 7 500 bacheliers retardataires sommés de s’inscrire d’urgence sur Campusen

À quelques jours de la fermeture définitive de la plateforme Campusen, la pression monte pour les nouveaux diplômés du secondaire. Alors que l’échéance du 13 septembre 2026 à 23 h 59 approche à grands pas, près de 7 500 bacheliers n’ont toujours pas ouvert de dossier pour solliciter leur orientation dans les universités publiques et les ISEP du pays. Face à ce retard remarquable, les autorités de l’enseignement supérieur tirent la sonnette d’alarme et appellent à une mobilisation immédiate.

Dakar concentre le plus grand nombre de candidats non inscrits

La cartographie des retardataires montre des disparités significatives selon les zones géographiques. La région de Dakar arrive largement en tête des retardataires avec 3 148 bacheliers encore absents du système, affichant un taux de démarche de 78,2 %, bien en dessous du niveau national. La région de Thiès pointe à la deuxième place avec 1 141 omissions, suivie de Kaolack (468) et Ziguinchor (402).

Le reste des effectifs concernés se répartit sur l’ensemble du territoire national : Saint-Louis (378), Fatick (355), Diourbel (335), Louga (286), Tambacounda (218), Sédhiou (201), Matam (199), Kolda (195), Kaffrine (172) et Kédougou (159). Sur un total de 96 653 bacheliers recensés lors de la session 2026 — issus de plus de 180 000 candidats avec un taux de réussite dépassant 55 % —, 80 635 ont valablement complété leur dossier, soit un taux d’inscription effectif de 83,43 %. Ce bilan provisoire reste nettement inférieur aux 97,76 % enregistrés à la même période l’année dernière.

Un calendrier strict et sans possibilité de report

Face à ce retard d’enregistrement, les autorités rappellent que le calendrier fixé par le ministère reste rigide. Le professeur Ousmane Thiaré, Directeur Général du Centre des infrastructures numériques de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (CINERI), a lancé un appel ferme aux indécis lors d’un point d’étape sur le déroulement des opérations.

« Il faut s’inscrire sans attendre »

Afin de résorber ce retard, les équipes techniques du CINERI déploient un dispositif de relance comprenant des envois de SMS ciblés, un centre d’assistance téléphonique et un soutien par courrier électronique. Cependant, les règles demeurent inchangées : après le 13 septembre à 23 h 59, la plateforme fermera ses portes. Les services procéderont immédiatement au croisement des listes avec les établissements d’accueil avant de procéder à la première vague de placement fixée au 28 septembre. Cet impératif temporel s’explique par la nécessité de démarrer rapidement les cursus au niveau des écoles d’ingénieurs et des facultés de médecine.

Dispositif spécifique pour les diplômes étrangers

Par ailleurs, une procédure distincte est prévue pour les étudiants sénégalais titulaires d’un baccalauréat obtenu à l’étranger. La plateforme leur sera spécialement ouverte durant le mois d’octobre pour une durée de quatre semaines. À l’issue de cette période, leurs dossiers seront directement acheminés vers les universités, qui effectueront leurs sélections par le biais de leurs commissions pédagogiques internes. Pour l’ensemble des autres bacheliers de la session 2026, l’urgence demeure de finaliser la procédure Campusen avant l’expiration du délai légal.

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