Le Sénégal franchit un nouveau palier sur la scène scientifique internationale. Le directeur général de l’Agence sénégalaise d’études spatiales (ASES), Maram Kairé, vient d’être désigné membre du premier comité éditorial de la revue scientifique de renom Deep Space Exploration. Officialisée ce 3 septembre, cette nomination place le chercheur sénégalais parmi les experts chargés d’évaluer les travaux soumis à publication et d’orienter les futures lignes scientifiques de cette revue mondiale.
Une instance scientifique de haut niveau
En intégrant cette prestigieuse instance, Maram Kairé rejoint un groupe sélectif constitué d’une soixantaine de scientifiques et spécialistes internationaux. Issus d’une vingtaine de pays pionniers dans le secteur – parmi lesquels les États-Unis, la Chine, la France, l’Afrique du Sud et Singapour –, ces experts apportent leur expertise sur des sujets variés. La publication couvre l’ensemble des problématiques de l’exploration spatiale, allant des sciences fondamentales aux innovations technologiques, en passant par les enjeux majeurs de la gouvernance spatiale.
Un signal fort pour le Sénégal et l’Afrique
Pour le dirigeant de l’ASES, ce choix dépasse sa simple trajectoire personnelle. Dans un entretien accordé au quotidien national Le Soleil, l’astronome a tenu à en souligner la portée collective :
« J’y vois aussi la reconnaissance du chemin parcouru par le Sénégal et un message adressé à notre jeunesse et à la communauté scientifique africaine. »
De nouvelles perspectives pour la recherche nationale
Cette distinction survient au moment où le Sénégal intensifie ses efforts pour structurer durablement son secteur spatial via l’ASES. Soutenue par des institutions de premier plan comme le Harbin Institute of Technology et l’International Deep Space Exploration Association (IDSEA), la revue Deep Space Exploration constitue une plateforme stratégique. Pour Maram Kairé et le Sénégal, cette intégration représente un levier majeur pour stimuler les partenariats scientifiques internationaux et inscrire activement l’Afrique au cœur des instances où s’élaborent les connaissances et les visions futures de la conquête spatiale.



















