L’auteur présumé de la fusillade qui a coûté la vie à deux personnes et fait 14 blessés dimanche à Austin, au Texas, avait publiquement exprimé des « opinions pro-régime iranien » sur les réseaux sociaux, selon l’organisation SITE Intelligence Group, spécialisée dans la surveillance des groupes jihadistes.
Un citoyen américain d’origine sénégalaise
Bien que les autorités n’aient pas officiellement confirmé son identité, le tireur a été identifié par cette organisation et plusieurs médias américains comme étant Ndiaga Diagne, un citoyen américain d’origine sénégalaise. Il a été abattu sur place par des policiers.
Une photo diffusée sur X par l’élu républicain du Texas Chip Roy montre le suspect armé d’un fusil et vêtu d’un sweat-shirt portant l’inscription « propriété d’Allah ».
Selon le SITE Intelligence Group, Ndiaga Diagne avait affiché des « opinions pro-régime iranien et une haine envers les dirigeants israéliens et américains » dans des publications sur Facebook partagées entre 2017 et 2019. Il avait également publié une photo de lui tenant ce qui semble être un fusil d’assaut.
Deux morts et 14 blessés
Survenue dans la nuit de samedi à dimanche aux abords du Buford’s, un bar situé dans une zone animée du centre-ville d’Austin, capitale du Texas, l’attaque a fait au moins deux morts et 14 blessés. Trois d’entre eux se trouvaient toujours dans un état critique dimanche matin, ont déclaré les autorités.
La piste terroriste privilégiée
Le FBI avait estimé plus tôt dimanche qu’il pourrait s’agir « d’un acte de terrorisme ». « Il est encore beaucoup trop tôt dans l’enquête pour déterminer une motivation précise, mais il y avait des éléments sur le suspect et dans son véhicule qui indiquent un lien potentiel avec le terrorisme », a affirmé lors d’une conférence de presse Alex Doran, responsable du bureau du FBI de San Antonio, sans préciser la nature de ces éléments.
La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a annoncé sur X que Donald Trump était tenu informé de la situation.
Contexte de tensions avec l’Iran
L’attaque s’est produite quelques heures après le lancement samedi d’une intense campagne de frappes israélo-américaines contre l’Iran, qui ont notamment tué le guide suprême du pays, Ali Khamenei, alimentant la crainte d’attentats en représailles aux États-Unis.
Le directeur du FBI, Kash Patel, a annoncé avoir placé ses équipes de lutte contre le terrorisme et de renseignement « en état d’alerte maximale ».
« À quiconque envisagerait d’utiliser le conflit actuel au Moyen-Orient pour menacer les Texans ou nos infrastructures critiques, que les choses soient claires : le Texas répondra avec une force décisive et écrasante pour protéger notre État », a réagi le gouverneur républicain Greg Abbott dans un communiqué publié après l’attaque.
Les autorités du Texas avaient annoncé samedi déployer des militaires réservistes pour « protéger (les) citoyens et les infrastructures critiques contre toute menace potentielle de représailles ».
Le déroulement de l’attaque
La cheffe de la police d’Austin, Lisa Davis, a déclaré lors d’une conférence de presse dimanche que les forces de l’ordre avaient reçu un appel à 01h58 signalant des coups de feu autour du Buford’s, un bar situé dans une artère très fréquentée de la ville.
Rapidement sur place, les policiers « ont été confrontés à l’individu armé et trois de nos officiers ont riposté, tuant le suspect », a-t-elle déclaré.
L’assaillant, qui circulait à bord d’un SUV, a d’abord ouvert le feu contre des clients de l’établissement par la fenêtre de son véhicule. Il s’est ensuite arrêté, en est sorti, et a commencé à tirer dans la rue sur des passants avant d’être abattu par les policiers.
« Il ne fait aucun doute dans mon esprit que la réaction rapide des policiers et de notre personnel médical d’urgence (…) a fait la différence et a sauvé des vies », a salué le maire d’Austin, Kirk Watson, pendant la conférence de presse.
Parlant d’un événement « qui a causé un traumatisme important à (sa) ville », l’édile a adressé ses « pensées » aux victimes et à leurs familles.
