À l’approche des grands rendez-vous parlementaires pour la Déclaration de Politique Générale, le climat économique et financier du Sénégal retient toutes les attentions. Parmi les dossiers prioritaires qui attendent Al Aminou Lô à l’Assemblée nationale, la question de l’endettement du pays s’impose comme un sujet crucial et hautement stratégique.
Une dette publique revue drastiquement à la hausse
La situation des finances publiques suscite une vive inquiétude au regard des plus récentes évaluations internationales. Selon les données du Fonds monétaire international (FMI), la dette publique du Sénégal a atteint le niveau alarmant de 132 % du PIB à la fin de l’année 2024.
Les estimations du FMI révèlent qu’à la fin 2024, l’endettement atteignait 132 % du PIB, marquant un fossé majeur avec les statistiques officielles publiées par le pouvoir sortant.
L’héritage financier au centre des débats parlementaires
Ce niveau d’endettement franchit un cap critique et met en lumière un écart significatif avec les bilans communiqués auparavant. L’administration précédente avait en effet officiellement soutenu des chiffres nettement inférieurs, soulevant aujourd’hui des questions cruciales sur la réalité des comptes publics transmis.
Devant la représentation nationale, Al Aminou Lô sera particulièrement attendu sur ces arbitrages économiques. Il s’agira pour lui d’apporter des réponses claires sur la soutenabilité financière du pays et de détailler la stratégie prospective du gouvernement face à ces lourds défis budgétaires.



















