Alors que l’actualité sportive sénégalaise est secouée par le transfert d’Iliman Ndiaye vers Manchester City, l’AS Dakar Sacré-Cœur (DSC) met un terme aux spéculations financières. Le club formateur a publié une mise au point officielle pour corriger les chiffres circulant dans la presse, affirmant que la somme réellement due au club est bien inférieure aux estimations initiales de plusieurs centaines de millions de francs CFA.
Une base de calcul strictement encadrée par la FIFA
Le point de divergence principal réside dans la méthode de calcul utilisée. Selon les dirigeants du DSC, les 70 millions d’euros souvent cités dans les médias ne constituent pas la référence légale pour déterminer les droits du club. Seul le montant officiellement déclaré et enregistré sur les plateformes de la FIFA peut servir de base au calcul des mécanismes de solidarité. Le club estime donc prématuré de tirer des conclusions financières précises tant que cette déclaration officielle n’a pas été finalisée.
« Seule la valeur officielle du transfert, telle qu’elle sera déclarée auprès de la FIFA, peut servir de base au calcul de la contribution de solidarité. »
Distinction juridique entre indemnité et solidarité
Dakar Sacré-Cœur insiste également sur une nuance juridique fondamentale : il ne faut pas confondre l’indemnité de formation et la contribution de solidarité. Dans le cas d’Iliman Ndiaye, le club se positionne sur le volet de la contribution de solidarité, un mécanisme distinct qui répond à des règles spécifiques de répartition des droits de formation.
Cinq mois d’enregistrement, un pourcentage marginal
L’élément le plus déterminant pour le calcul final est la durée effective de la formation prise en compte. En s’appuyant sur le passeport FIFA du joueur, le DSC précise que la période retenue n’est pas de deux saisons complètes, comme évoqué par certains analystes, mais seulement de cinq mois d’enregistrement au sein du club.
Cette durée réduite modifie radicalement l’ordre de grandeur du montant perçu. Selon les calculs du club, ces cinq mois représentent une quote-part inférieure à 0,15 % du montant du transfert déclaré à la FIFA. Le DSC regrette que la diffusion d’estimations gonflées puisse donner une image inexacte de la réalité économique des clubs formateurs sénégalais et reste disponible pour toute vérification complémentaire afin d’apporter plus de transparence sur cette affaire.



















