Le feuilleton judiciaire opposant l’homme d’affaires Abo Mbacké, surnommé « Amir », à ses accusateurs s’est achevé par une décision clé. Le juge du 3e cabinet du Pool judiciaire financier (PJF) a rendu une ordonnance de non-lieu total, mettant fin à près de deux ans de procédure et d’accusations successives. Cette issue favorable, obtenue grâce à la requête de son conseil, Me Baboucar Cissé, a été accueillie avec soulagement par le président de STAM Global Business, qui salue le courage de son avocat et le soutien indéfectible de ses proches.
Un acharnement judiciaire et des liens saoudiens défendus
Sortant de son silence, Abo Mbacké Amir qualifie la procédure qu’il a subie d’« acharnement ». L’une des accusations qui l’a le plus affecté concerne ses relations avec l’Arabie saoudite. Il revendique un lien ancien avec le royaume, affirmant avoir consacré une partie de sa vie à tisser des partenariats entre les Saoudiens et plusieurs pays africains, dont le Sénégal. Il regrette profondément les opportunités d’affaires perdues à cause de cette affaire, tout en précisant avoir été régulièrement entendu par les autorités sans jamais perdre son calme.
La question des 800 millions de francs CFA
Sur le plan financier, l’homme d’affaires évalue le préjudice subi comme considérable. Il rappelle qu’une somme de 800 millions de francs CFA en espèces a été retrouvée à son domicile, sans que cette somme ne soit consignée nulle part. Assurant disposer de preuves et d’enregistrements de vidéosurveillance pour étayer sa version, il conteste la légitimité de certaines réclamations. Concernant Diarra Tall, qui réclamait ces mêmes fonds avant de se désister après remboursement, Abo Mbacké affirme n’avoir jamais remporté de marché public au Sénégal ni travaillé avec elle, dénonçant des menaces envers sa famille dans le cadre de cette affaire.
Prêts à prouver sa bonne foi et à poursuivre ses accusateurs
Face aux accusations de mise en scène et aux contestations sur la propriété de ses biens, Abo Mbacké se dit prêt à produire les numéros de ses titres fonciers. Il affirme être le propriétaire légitime de tous les biens immobiliers où Ousmane Sonko lui aurait rendu visite à travers le monde. Fort de ce non-lieu, l’homme d’affaires annonce une contre-offensive judiciaire tous azimuts : il entend saisir la justice contre tous ceux qui l’ont accusé et récupérer ses biens saisis, certains véhicules étant retrouvés dans un état déplorable après usage par des tiers. Il évoque également ses rapports avec Pierre Goudiaby Atépa, qui lui réclamait 400 millions de francs CFA, en plaidant pour un examen approfondi du dossier sur pièces. Enfin, il se dit disposé à apporter tous les éléments nécessaires à la manifestation de la vérité concernant son rôle de conseiller spécial du prince héritier saoudien et son implication dans la mise en relation des Saoudiens avec Serigne Moustapha Mbacké, qu’il présente comme la source de l’influence ayant déclenché cet acharnement.



















