Prison de Dakar : Tabaski Ngom, inculpée pour blanchiment, agressée une détenue enceinte de 8 mois

Un climat de tension extrême a régné au Pavillon spécial de la Maison d’arrêt et de correction de Dakar, où une altercation violente a opposé deux détenues le 30 août 2026. L’incident, qui a impliqué Tabaski Ngom, a entraîné l’hospitalisation d’urgence d’une jeune femme enceinte de huit mois et la saisine immédiate du Parquet.

Une décision administrative à l’origine du drame

Les faits remontent à une réorganisation interne de l’établissement pénitentiaire. Pour des raisons de sécurité, la direction a ordonné le transfert de la détenue A. Diatta, âgée de 21 ans et enceinte de huit mois, dans la chambre occupée par Tabaski Ngom, inspectrice du Trésor. Selon les sources de l’administration pénitentiaire, cette dernière, décrite comme ayant un « caractère querelleur », s’est vivement opposée à cette mesure. Elle aurait même menacé de s’en prendre physiquement à sa future codétenue si celle-ci tentait de pénétrer dans la cellule.

Passage à l’acte et intervention des forces de l’ordre

La situation a rapidement dégénéré. Tabaski Ngom est passée à l’acte en projetant au sol la jeune femme enceinte et en lui portant des coups. Face à la rébellion de l’inspectrice du Trésor, l’officier de permanence et le chef de poste ont tenté de s’interposer. C’est uniquement grâce à l’intervention rapide du directeur de l’établissement que le pire a été évité. La victime, A. Diatta, a été immédiatement évacuée vers l’Hôpital principal de Dakar pour y recevoir les soins nécessaires.

« Le certificat médical concernant A. Diatta reste suspendu à des examens cliniques et échographiques pour déterminer l’incapacité temporaire de travail. »

Une mise à disposition judiciaire et un passif judiciaire lourd

Suite à la saisine formelle du directeur de la Maison d’arrêt, le commissaire d’arrondissement du Plateau a agi le 2 septembre 2026 à 20h30. Sur instructions du Parquet, Tabaski Ngom a été mise à la disposition du commissariat de Grand Yoff après notification de ses droits. Ce document judiciaire révèle par ailleurs que la mise en cause n’est pas une inconnue pour la justice : elle est déjà inculpée par le juge d’instruction du 5ème cabinet du Pool judiciaire financier pour association de malfaiteurs, blanchiment de capitaux et détournement de deniers publics. Elle devrait être déférée au parquet ce vendredi, où elle devra désormais répondre également des violences infligées à sa codétenue.

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