La controverse autour des 55 millions de dollars — soit près de 30 milliards de francs CFA — réclamés à la compagnie américaine Kosmos Energy dans le cadre du projet gazier Yaakaar-Teranga franchit un nouveau palier. Faisant suite aux interventions récentes du Premier ministre Al Aminou Lo devant l’Assemblée nationale, l’ancien ministre du Pétrole et des Mines, Birame Soulèye Diop, est sorti du silence pour apporter des clarifications déterminantes et livrer sa lecture des faits.
Les intérêts de l’État pleinement préservés
Affichant une sérénité totale, l’ex-ministre garantit que les prérogatives de l’État du Sénégal n’ont aucunement été compromises dans ce différend financier. Selon lui, la responsabilité de régler ce montant de 30 milliards de francs CFA incombe de manière exclusive à la multinationale Kosmos Energy. Birame Soulèye Diop rappelle qu’avant son départ de l’attelage gouvernemental, il gérait directement ce dossier sensible et conduisait en personne les négociations avec le partenaire américain.
« Les intérêts du Sénégal sont rigoureusement sauvegardés et il appartient à Kosmos Energy de s’acquitter de la somme réclamée », soutient-il fermement pour dissiper toute inquiétude.
Poursuite des démarches sous la houlette d’Abdourahmane Diouf
Afin de répondre aux interrogations nées des déclarations du Premier ministre devant la représentation nationale, l’ancien ministre souligne que la continuité de l’État est assurée. Le dossier a été formellement transmis à son successeur au ministère, Abdourahmane Diouf, à qui il revient désormais de poursuivre les démarches nécessaires auprès de la compagnie gazière.
S’estimant inattaquable sur la conduite administrative du dossier, Birame Soulèye Diop affirme détenir l’ensemble des pièces justificatives attestant de la régularité des démarches entreprises sous son magistère. En s’appuyant sur ces documents officiels, l’ancien ministre entend prouver que la situation demeure sous parfait contrôle et que le Sénégal reste intransigeant sur le recouvrement de ses créances.



















