De passage sur les ondes de la RFM, Boubacar Camara, l’actuel ministre de l’Enseignement supérieur, s’est livré à une analyse politique nuancée. Interrogé sur la décision du chef de l’État Bassirou Diomaye Faye d’écarter Ousmane Sonko de la Primature au profit d’Ahmadou Al Aminou Lô, le ministre a tenu à saluer la qualité du travail accompli par le chef du gouvernement sortant, tout en rappelant la primauté des prérogatives constitutionnelles du président de la République.
« Un travail excellent » : L’hommage au Premier ministre sortant
Ayant collaboré aux côtés d’Ousmane Sonko en qualité de secrétaire général du Gouvernement durant la seconde partie de sa mission, Boubacar Camara a ouvertement vanté l’efficacité de l’action menée au sommet de l’exécutif.
« Ousmane Sonko a été excellent à la Primature, ça, je l’assume. J’ai travaillé avec lui durant la deuxième partie en tant que secrétaire général du Gouvernement », a-t-il affirmé sans détour.
La légitimité et le pouvoir décisionnel du chef de l’État
Face au contraste entre ce bilan positif et le départ de l’ancien Premier ministre, Boubacar Camara a recentré le débat sur la responsabilité ultime du chef de l’État, détenteur du mandat populaire et dépositaire de l’autorité suprême.
« C’est le Président de la République qui a été élu. Il ne s’est pas trompé. Quelles que soient les conditions dans lesquelles le Président a été élu, c’est lui qui incarne l’État », a souligné le ministre.
Pour le membre du gouvernement, il revient exclusivement à Bassirou Diomaye Faye d’évaluer la trajectoire politique et de s’entourer des hommes de son choix pour conduire les affaires de la Nation. Dès lors que les conditions de travail conjointes n’étaient plus réunies, la rupture devenait la solution la plus cohérente.
« C’est lui qui décide, à un moment donné, avec qui aller pour conduire la politique. C’est lui qui doit rendre compte. Si le Président juge nécessaire que, dans les conditions qui prévalaient, il n’était plus favorable qu’ils continuent ensemble et qu’ils devaient se séparer, c’est la meilleure solution », a-t-il poursuivi.
Des divergences secondaires face à l’alliance de fond
Enfin, désireux d’apaiser toute spéculation sur la détérioration des relations entre les deux dirigeants, le ministre de l’Enseignement supérieur a tenu à relativiser l’impact des désaccords constatés.
« Ce que je crois, c’est que les divergences entre Ousmane Sonko et le Président de la République sont secondaires par rapport à ce qui les lie. C’est mon point de vue », a conclu Boubacar Camara.



















