L’Alliance pour la République (APR) charge vivement le pouvoir actuel incarné par le président Bassirou Diomaye Faye et le président de l’Assemblée nationale Ousmane Sonko. Dans un communiqué rendu public par son Secrétariat exécutif national (SEN), l’ancienne formation présidentielle dresse un réquisitoire sévère contre la gestion socio-économique du Sénégal, pointant du doigt une hausse généralisée des prix et un effondrement du pouvoir d’achat des ménages.
L’érosion du pouvoir d’achat au cœur des critiques
Le parti fondé par l’ancien président Macky Sall érige la cherté de la vie en urgence absolue. D’après les cadres du SEN, la dégradation du quotidien des Sénégalais engendre un sentiment de précarité grandissant au sein des familles. Revenant sur les analyses de la baisse initiale des prix observée au début de l’actuelle alternance, la formation politique estime qu’elle résultait non pas d’une santé économique retrouvée, mais d’une contraction brutale de la demande liée à l’amenuisement des revenus des ménages.
Le parti soutient en outre que la Déclaration de politique générale et les projections axées sur la prospective à l’horizon 2050 ne constituent pas une réponse adéquate face aux urgences du moment.
Chantiers à l’arrêt, licenciements et étau fiscal
Poursuivant sa charge, l’APR fustige les choix économiques opérés au cours des derniers mois. Le parti d’opposition attribue la dégradation du climat des affaires à une série de facteurs : des vagues de licenciements dans divers secteurs d’activité, la mise à l’arrêt de multiples chantiers d’infrastructure, l’affaiblissement de la protection sociale ainsi que le maintien d’une forte pression fiscale sur les opérateurs économiques déjà éprouvés.
« Aucune dérobade, aucune manœuvre et aucun subterfuge ne sauraient soustraire les autorités du pouvoir de leurs responsabilités devant la réalité économique et sociale du pays », martèle la direction de l’APR.
Pour l’ancienne majorité, le gouvernement aurait dû adopter des mesures conservatoires axées sur la préservation des emplois, le soutien à la production nationale et la sécurisation des approvisionnements.
Saisine des institutions de régulation et de contrôle
Considérant que ces orientations découlent d’une « inexpérience et d’une absence de vision », les camarades d’Abdou Mbow ont décidé de passer à la vitesse supérieure. L’APR annonce ainsi sa volonté de saisir officiellement plusieurs instances clés, notamment la Cour des comptes, l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) ainsi que les autorités de régulation compétentes.
À travers cette démarche, la formation politique entend exiger un bilan chiffré rigoureux et sommer les nouvelles autorités du pays d’assumer pleinement la trajectoire socio-économique du Sénégal.



















