Assemblée nationale : Ousmane Sonko recadre l’hémicycle et menace d’expulser une ministre

L’atmosphère était particulièrement électrique ce mardi à l’Assemblée nationale lors des discussions consécutives à la Déclaration de politique générale du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô. Face à la montée des tensions et aux interruptions répétées, Ousmane Sonko, qui assurait la présidence de la séance, est intervenu avec une fermeté remarquable pour rétablir la discipline, allant jusqu’à menacer directement un membre du gouvernement d’exclusion de l’hémicycle.

Des débats perturbés en pleine intervention

L’incident s’est produit au moment de la prise de parole du député Cheikh Bara Ndiaye. Son allocution a été interrompue à plusieurs reprises par de violentes joutes verbales opposant une ministre de la République aux parlementaires du groupe Pastef. Devant la confusion générale générée par ces échanges houleux, la présidence de séance s’est vue contrainte de taper du poing sur la table pour rétablir la sérénité des travaux.

« Il y a une police des débats » : le rappel à la règle

Dans un premier temps, Ousmane Sonko s’est adressé à l’ensemble des députés pour stopper l’escalade et rappeler le fonctionnement institutionnel des débats.

« Chers collègues, abstenez-vous de toute réaction. Il y a une police des débats qui est assurée par le président. Vous n’avez pas à intervenir »

Par ce rappel à l’ordre net, le président de séance a réaffirmé que la gestion du temps de parole et le maintien de la discipline relèvent de sa seule autorité dans la salle.

Un ultime avertissement à l’exécutif

Poursuivant sur sa lancée, Ousmane Sonko a ensuite ciblé directement la ministre impliquée dans le désordre, usant d’un ton d’une rareté marquante sous les travées de l’Assemblée nationale.

« Madame la ministre, je vous fais un dernier rappel à l’ordre. Si vous perturbez encore la séance, je vous fais expulser de la salle »

Cette sommation sans équivoque témoigne du climat extrêmement tendu de cette session. Plus tôt dans la journée, une première mise au point avait déjà été adressée au public présent dans les tribunes, après que des huées avaient accueilli l’arrivée du Premier ministre au pupitre.

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