Le Conseil des ministres réuni ce jeudi 10 septembre 2026 a acté une nouvelle étape majeure dans le renouvellement des hautes sphères de l’État. Selon des sources proches de la présidence république, le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, a décidé de relever de leurs fonctions plusieurs cadres réputés proches du parti Pastef.
Un paysage institutionnel en pleine recomposition
Ces départs s’inscrivent dans un contexte politique tendu, marqué par la rupture consommée entre le président de la République et l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko, désormais écarté du gouvernement. Depuis plusieurs semaines, la restructuration à la tête des directions générales et des agences publiques était au cœur des discussions. Les spéculations se sont ainsi matérialisées lors de la séance hebdomadaire de l’exécutif.
Tourner la page des arbitrages initiaux
En entérinant ces mesures, le pouvoir central franchit un cap décisif dans le réagencement de l’administration publique. Ce mouvement s’inscrit dans le prolongement des décisions arrêtées lors des précédents Conseils des ministres, notamment durant le mois de juillet, où divers responsables liés à Pastef ou à l’ancienne majorité avaient été démis de leurs fonctions. La nouvelle série de limogeages confirme la volonté d’ajuster l’appareil d’État par rapport aux choix initiaux faits au lendemain de l’alternance de 2024.
Un choix d’alignement politique tranché
L’arbitrage opéré découlerait d’une clarification politique devenue inévitable, comme le souligne une source au fait des consultations du Palais :
« La deadline, c’était la Déclaration de Politique Générale. Ils devaient choisir entre le camp présidentiel et le Pastef. Les cadres qui sont partis ont donc choisi de rester avec leur parti de base. »
L’attention se porte désormais sur la parution imminente du communiqué officiel du Conseil des ministres. Ce document permettra de mesurer l’ampleur exacte de ces révocations et de connaître le nom des nouveaux dirigeants appelés à prendre la relève.



















