Dans le sillage d’un vaste remaniement au sein des appareils d’État sénégalais, le président Bassirou Diomaye Faye poursuit la réorganisation stratégique de la haute administration. Alors qu’une soixantaine de directeurs généraux et de présidents de conseils d’administration ont été écartés de leurs fonctions ces dernières semaines, une poignée de cadres réputés proches de la formation Pastef demeure, à ce jour, maintenue aux affaires.
Un mouvement de « dépastéfisation » sur fond de frictions politiques
Ce grand renouvellement administratif, qualifié par une partie de la presse locale de véritable processus de « dépastéfisation », s’inscrit dans un contexte marqué par des tensions croissantes entre le chef de l’État et son ancien Premier ministre Ousmane Sonko. Pour remplacer les responsables démis de leurs fonctions, le pouvoir s’appuie désormais majoritairement sur des figures rattachées à Kiiraay, la nouvelle formation politique portée par le président de la République.
Sept figures toujours en poste dans l’appareil d’État
Au milieu de cette vague d’évictions massives, sept personnalités emblématiques identifiées au parti patriote continuent d’exercer leurs missions :
- Docteur Birome Holo Ba, directeur général du Bureau opérationnel de coordination et de suivi des projets et programmes (BOCS) ;
- Fatima Mbengue, directrice générale de l’Office national des Pupilles de la Nation (ONPN) ;
- Serigne Khadim Bamba Fall, coordonnateur national des Bureaux d’Accueil, d’Orientation et de Suivi (BAOS), qui a néanmoins arrêté sa décision de démissionner ce vendredi ;
- Ndèye Fatou Fall, dite Falla Fleur, présidente du Conseil d’administration de la Société Nationale de Recouvrement (SNR) ;
- Serigne Fall Guèye (alias Black), directeur général du Grand Théâtre national Doudou Ndiaye Coumba Rose ;
- Bakary Séga Bathily, directeur général de l’APIX-S.A. ;
- Dame Mbodj, directeur général de la Société de Gestion des Infrastructures Publiques des Pôles Urbains de Diamniadio et du Lac Rose (SOGIP SA).
Un répit temporaire ou un maintien stratégique ?
Dans un paysage institutionnel en pleine mutation où la majorité des responsables proches de l’ancienne ligne ont été remplacés, ce maintien interpelle de nombreux observateurs.
L’incertitude reste totale quant à la pérennité de ce statu quo. Alors que la restructuration des directions publiques se poursuit, reste à savoir si ces hauts cadres bénéficieront d’un maintien durable à leurs postes ou si leurs noms figureront dans une prochaine série de décrets de nomination.









