Vague de limogeages des 87 DG et PCA : Khadija Mahécor Diouf recadre le débat et défend la ligne stratégique de Pastef

La récente décision d’écarter 87 directeurs généraux (DG) et présidents de conseil d’administration (PCA) continue de susciter de vives réactions au sein du paysage politique sénégalais. Face aux interrogations nées de cette restructuration d’envergure à la tête des agences et sociétés publiques, Khadija Mahécor Diouf, secrétaire générale adjointe de Pastef, est montée au créneau pour clarifier la position et la doctrine de sa formation politique.

Un engagement centré sur la vision et non sur les privilèges

Dans un message fermement orienté vers les militants et sympathisants de son parti, la responsable a tenu à recadrer le sens profond de leur action. Selon elle, la dynamique portée par la formation politique ne doit sous aucun prétexte être réduite à une simple quête ou conservation de fonctions administratives.

« Dans le combat politique de PASTEF, il faut comprendre une chose : l’enjeu dépasse largement les postes »

Rejetant catégoriquement toute idée selon laquelle les membres de l’organisation seraient guidés par des ambitions personnelles ou des intérêts individuels, Khadija Mahécor Diouf a rappelé que l’occupation des hautes responsabilités de l’État n’a jamais représenté la finalité du projet patriote.

« Nous ne nous battons pas pour des fauteuils. Nous nous battons pour une génération, pour une vision, pour un Sénégal souverain et debout »

La primauté des convictions sur la durée des mandats

Au-delà du réaménagement de l’appareil étatique, la secrétaire générale adjointe perçoit ce tournant comme l’affirmation d’une transformation générationnelle profonde, initiée par la direction du parti.

« Ousmane Sonko a réveillé une génération. PASTEF porte cette génération. Et cette génération est l’avenir de ce pays »

Alors que la vague de départs au sein des structures publiques alimente les discussions sur les critères d’évaluation et de choix des futurs responsables, la dirigeante a conclu son intervention en réaffirmant la suprématie des valeurs sur l’éphémère des fonctions officielles :

« Les postes passent. Les mandats passent. La conviction, elle, reste. Et c’est précisément pour cela que nous gagnerons. »

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